Session de conférence : "Les Samedi de l’économie"

20 ans après la dévaluation : quel avenir pour le franc Cfa ? »

Samedi 1er mars, dakar, siége de la Fondation Rosa Luxemburg

mercredi 26 février 2014

Co-organisateurs : Fondation Rosa Luxemburg et ARCADE

Lieu et pays : Sénégal, le 1er mars

Thème : Monnaie Franc Cfa

Mots-clés : zone franc cfa, monnaie, France, Afrique, Fondation Rosa Luxemburg, ARCADE

La Fondation Rosa Luxemburg et l’Africaine de Recherche et de Coopération pour l’Appui au Développement Endogène (ARCADE) organisent le samedi 1er mars 2014, au siège de la Fondation Rosa Luxemburg, une rencontre portant sur : «  20 ans après la dévaluation : quel avenir pour le franc Cfa ? » En janvier 1994, des chefs d’Etat et de Gouvernement de 14 pays africains étaient enfermés dans un grand hôtel de Dakar, la capitale sénégalaise, pour entériner la décision prise par la France et le Fonds monétaire international (FMI) de dévaluer le franc Cfa. Cet évènement fut traumatisant pour certains Chefs d’Etat, à en croire les confidences faites par plusieurs participants. Il fut surtout très humiliant pour tous les « dirigeants » des pays africains. En effet, les observateurs ont retenu à l’époque que, malgré les objections de plusieurs d’entre eux, la France est passée outre et a unilatéralement décidé que la dévaluation était « dans l’intérêt des pays africains », comme le dira Edouard Balladur, à l’époque Premier ministre français. Un autre fait humiliant pour les « dirigeants » africains a été la composition de la délégation venue leur présenter la décision de la France. Elle était conduite par le ministre de la Coopération ! Donc, il n’y avait même pas le ministre français de l’Economie et des Finances, encore moins le Premier ministre Balladur ou le Président François Mitterrand ! Cela montre le degré de « considération » que les autorités françaises avaient pour les « dirigeants » africains ! Tous ces faits montrent que les pays africains n’avaient aucun contrôle sur « leur monnaie », une variable aussi cruciale dans une économie moderne. Les « dirigeants » africains ont-ils tiré toutes les leçons de cet épisode traumatisant et humiliant à la fois ? Apparemment non, puisqu’ils continuent de garder le franc Cfa et de faire confiance à leur « partenaire » la France. Et pourtant le franc Cfa est au coeur de la dépendance et du sous-développement des pays africains. Il constitue un des mécanismes par lesquels la France continue de dicter sa volonté à ces pays. En plus de cela, les politiques économiques de ces pays sont déconnectées de leurs fondamentaux économiques. Alors, pourquoi le Sénégal et les autres pays africains s’obstinent-ils à garder le franc Cfa, plus de 50 ans après leur indépendance ? Pourquoi refusent-ils d’envisager une autre monnaie conforme à leur niveau de développement et qui serait un instrument efficace au service de la transformation économique et sociale ? A-t-on jamais vu un pays « émerger » avec une monnaie sur laquelle il n’a aucun contrôle ? Telles sont quelques-unes des questions qui seront débattues le 1er mars, lors du « samedi de l’économie » auquel vous convient ARCADE et la Fondation Rosa Luxemburg

Présentateur

Le sujet sera introduit par Demba Moussa Dembélé, Economiste/Chercheur, Président d’ARCADE et coorganisateur des « samedis de l’économie » La question du franc Cfa fait partie de ses principaux domaines de recherches. Il a écrit plusieurs articles et participé à nombre de rencontres sur le sujet. En octobre 2012, il avait organisé, en collaboration avec le CODESRIA, une conférence internationale sur l’avenir de la Zone Franc

Programme

9:00 - 9:45 : Arrivée & inscription des participants

9:45 - 10:00 : Mots de bienvenue de la FRL

10:00 - 11:00 : Introduction & présentation de Demba Moussa Dembélé

11:00 - 11:15 : Pause

11:15-12:45 : Débats

12:45 - 13:00 : Synthèse des débats & conclusion

13 : 00 : Cocktail

Tejiendo Redes.
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