Démocratie et changement social – Les défis pour la gauche

3e Forum de dialogue de la gauche européenne et africaine, du 28 février au 2 mars 2014

lundi 25 novembre 2013

Thème : Démocratie et changement social.

Mots-clés : Démocratie, Afrique, forum, fondation Rosa Luxemburg,

En effet, ce n’est « pas seulement en Afrique » que le système de démocratie politique fondé sur des élections multipartites semble avoir mené à un cul-de-sac. Les « anciennes » élites politiques ont réussi à détourner le « danger » potentiel que les élections multipartites provoquent un changement politique. Quel que soit le parti qui remporte les élections, les politiques mises en œuvre par la suite sont manifestement presque toujours les mêmes. Leur intérêt pour le sort des pauvres n’est que de pure forme, car ce sont les intérêts des élites économiques qui donnent toujours le ton. C’est comme si les électeurs sont seulement autorisés à choisir les personnes mais pas les politiques que les gagnants mettront en œuvre par la suite. Un vrai « changement de régime » semble être hors de portée dans le « système démocratique tel que nous le connaissons ». Et ce phénomène est bien loin d’être une particularité de l’Afrique ; il est très répandu en Europe tout comme dans d’autres régions. Cependant, face aux défis globaux comme le changement climatique, les conflits (régionaux) au sujet de ressources essentielles comme la terre et l’eau, ou la migration transcontinentale, la situation est encore pire. Il est manifeste que les systèmes politiques démocratiques œuvrent en faveur de majorités qui ont tendance à défendre le statu quo. Malgré l’abondance de la recherche scientifique montrant que le modèle consumériste « occidental » qui domine actuellement n’est pas viable et mènera, selon toute vraisemblance, à une catastrophe environnementale et par la suite sociale, les partis politiques qui préconisent des actions politiques fermes en vue de changer les modes de production et de consommation restent en marge du système politique. Tant que les votes majoritaires décideront de qui sera au pouvoir, il est évident que les ajustements politiques et économiques d’une nécessité urgente face aux dangers qui se profilent à l’échelle planétaire seront impossibles. Compte tenu de la perspective à courte vue du « mandat électoral » des politiciens et du vieillissement de l’électorat, des changements politiques radicaux, prévoyants et vitaux deviennent de plus en plus improbables. La transition mondiale nécessaire de la production et la consommation est manifestement incompatible avec le système actuel de démocratie politique. Cela signifie que les formes de démocraties dominantes à l’heure actuelle ne répondent pas à la fois aux besoins et aux exigences de l’avenir de l’humanité, sur deux aspects déterminants. Premièrement, elles sont incapables de provoquer un « vrai changement de régime » qui se traduirait par des politiques favorables aux pauvres. Deuxièmement, la règle de la majorité – réaffirmée dans des élections générales périodiques – est sur le point de bloquer la relance socioéconomique essentielle qui serait nécessaire pour faire face aux défis mondiaux. Lire la suite ci-dessous

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