Allemagne rejette les semences de maïs importées du Chili contaminées par les transgéniques

mardi 7 mai 2013

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Auteur : Lucía Sepúlveda Ruíz.

Publication : Periodismo Sanador.

Canal : PCFS Amérique latine et les Caraïbes (PCFS).

Type de document : Article.

Langue : espagnol.

Thème : Environnement.

Mots clés : Eau, Alimentation, Pollution, Environnement.

Pays et Régions : Allemagne, Chili.

Sommaire :

- Introduction.

- Causes possibles de la contamination.

- Allemagne et le miel.

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Dans un lot de semences de maïs importées en Allemagne depuis le Chili comme semences classiques, il a été détecté le 2 mai, des traces de maïs transgénique NK603 et Mon 803 de Monsanto. Le Ministère de l’Agriculture et de l’Environnement de l’État fédéré de Schleswig a donné l’alerte. Le prestige du Chili, comme exportateur de semences classiques d’haute gamme est sévèrement affecté. Les producteurs de semences transgéniques, Mosanto, Pioneer/Dupont, parmi d’autres, devront répondre à leurs collègues exportateurs de plasma germinatif.

À l’Union Européenne il n’y a aucune tolérance à la présence de transgéniques dans les semences, à différence des traces de transgéniques dans les aliments transformés qui est de 0,9%. Ceci explique pourquoi dans l’immense majorité des pays européens les cultures de maïs transgéniques ne sont pas autorisées. Le maïs NK 603 de Mosanto qui a contaminé le maïs classique exporté en Allemagne a été l’objet d’une étude publiée en septembre 2012 par l’équipe dirigée par le scientifique français Gilles Eric Seralini (CRIIGEN) sur les effets nocifs de l’alimentation des rats avec du maïs transgénique et de l’eau polluée avec du Roundup pendant deux ans.

Possibles causes de la contamination.

C’est possible que la contamination détectée en Allemagne soit le résultat de l’emploi des même machines utilisées pour les deux types de semences, car les membres de l’Association Nationale d’Exportateurs de Semences ANPROS exportent des semences transgéniques et classiques. Les chiffres d’exportation de maïs affichées sur la Web d’ANPROS sont générales, afin de ne pas différentier les exportations de semences classiques des transgéniques. Nous savons que du point de vu quantité, la balance se penche vers les transgéniques. Une autre possible raison serait la contamination croisée dans les lignes de production.

En août 2012, Maria Elena Rozas, coordinatrice du Réseau d’Action en Pesticides du Chili, une des organisations membres de la Campagne JE NE VEUX PAS DE TRANSGÉNIQUES AU CHILI, a adressé une lettre au Secrétariat d’État à l’agriculture et à l’élevage (SAG) ; en vertu de la Loi de Transparence, informant les résultats des contrôles que l’institution réalise sur la contamination des cultures classiques ou organiques, par des cultures transgéniques.

Dans la réponse du SAG, concernant ce thème de la lettre, est constaté que la Food Veterinary Office de l’Union Européenne avait fait l’audit et avait approuvé ses procédures. Mais lorsqu’on a examiné l’audit du RAP-Chili il a été enregistré que la FVO avait recommandé à l’entité sanitaire chilienne chargée de contrôler ces cultures, de modifier sa méthode de travail. La FOV a notifié que le SAG ne fait pas des tests pour détecter la contamination entre les semences et ne contrôle pas l’application du protocole pour l’emploi des machines utilisées dans le processus de transformation et que le Secrétariat laisse tout dans les mains des entreprises. Il n’exige pas non plus l’étiquetage de la charge exportée comme transgénique. Les audits ont suggéré à l’entité chilienne de corriger les défaillances signalées.

D’après le Secrétariat, au cours de la saison 2010/2011, les exportations totales de semences classiques étaient de l’ordre de 34% et les transgéniques s’élevaient à 66% du total. Selon la même source, pendant la période 2011/2012 ont été certifiés un total de 25,191 hectares de maïs et dans les tableaux publiés on remarque que les semences transgéniques de maïs occupaient 21,398 hectares, D’où on déduit que les semences classiques de maïs exportées étaient cultivées dans les 3,793 hectares de la superficie restante totale certifiée.

Allemagne et le miel.

La contamination du maïs exporté en Allemagne, vient joindre d’autres problèmes comme la contamination du miel chilien par du pollen transgénique, ce qui a provoqué la perte d’une bonne partie du marché à l’Union Européenne dès 2011, frappant les agriculteurs du point de vue économique. L’Allemagne était le principal marché du miel chilien, qui est actuellement exporté vers d’autres marchés, mais à des prix bien inférieurs que ceux payés par l’Union Européenne.

L’incident prouve que l’expansion des semences transgéniques n’affecte pas seulement l’apiculture et la petite agriculture familiale paysanne, mais aussi l’exportation des semences classiques, une affaire qui représente des millions de dollars par an.

Mario Schindler, gèrent d’ANPROS avait souligné au Congrès d’apiculture tenu an août 2012 à Rengo, que les mesures d’isolement géo-référenciées appliquées par les producteurs, assurent la coexistence couronnée de succès de ces deux types de cultures.

À Rengo, M Schindler a dû faire face à la gêne des apiculteurs et de leurs organisations à cause de la contamination du miel avec du pollen transgénique provenant des ensemencements exportables de maïs ou des méthodes accélérées de recherches (RAP) transgéniques. Jusqu’à 2012 les entreprises et le SAG refusaient d’annoncer l’endroit exact où étaient les ensemencements, mais la décision définitive du Conseil pour la Transparence a mis fin au secret. Schindler a assuré au Congrès de Rengo que les entreprises comprenaient maintenant l’importance de la transparence et étaient ouvertes à donner toute l’information nécessaire.

En tout cas, pour ANPROS ‘la coexistence’ est les soins accordés à la production des partenaires. Elle n’est pas intéressée à la coexistence de ses cultures avec celles de petits agriculteurs ; leurs normes d’isolement ont comme point de références celles des partenaires qui exportent aussi bien des classiques que des transgéniques. Schindler n’a pas abordé la contamination des espèces de maïs authentique par du maïs transgénique dans la VI Région dénoncée dans les études faites par María Isabel Manzur, de la Fondation Chili Durable et Développement Rural Colchagua (2008), ni aux cas examinés avant par Greenpeace (2006).

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