Bénéfices records et violations systématiques des droits du travail : la recette de Telefónica

lundi 13 mai 2013

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Organise : Dismantle Corporate Power (voir les signataires en ligne).

Canal : Plateforme Interaméricaine des Droits de l’homme, Démocratie et Développement (PIDHDD).

Lieu : Virtuel.

Type : Campagne.

Langue : espagnol.

Catégorie : Droits de l’homme.

Mots clés : Droits du travail, Syndicalisme, Travail, Transnationales, Violations des droits de l’homme.

Pays et Régions : Argentine.

Description : Campagne – Communiqué de presse.

Le 5 mai 2013, 300 employés de la société ELECNOR, une entreprise relevant de TELEFONICA d’Argentine, ont été licenciés sous prétexte que la Telefonica n’avait pas renouvelé son contrat avec ELECNOR. Les véritables patrons sont Telefonica d’Argentine et Telefonica Global qui ont négocié à travers d’une société sous-traitante, d’où leur responsabilité directe des licenciements.

Au cours des négociations avec le syndicat et des représentants de la CTA, il a été constaté que le licenciement n’est qu’un mécanisme de négociation d’un nouveau contrat dans des conditions bien pires. Ceci constitue une attaque aux droits du travail et aux droits syndicaux qui visent la destruction du syndicat, puisque la majorité des leaders syndicaux sont parmi le groupe licencié.

Il ne s’agit pas d’un fait isolé dans les démarches de la société transnationale espagnole où sont enclavées des filiales. Le 5 novembre 2012, de travailleurs de Telefonica à Barcelone se sont déclarés en grève de la faim contre le licenciement injuste d’un employé (Marcos André Armenteros) qui n’avait pas travaillé parce qu’il était malade sous prescription médicale, l’administration a déclaré qu’il n’était pas ‘rentable’. En 2010 Telefonica-Chili en tant que filiale de Telefonica S.A. (Groupe Telefonica d’Espagne) avait déjà été pénalisée par le Tribunal Permanent des Peuples pour les violations de la liberté syndicale, la violation du droit fondamental au travail et à un travail décent ; droits reconnus par les Accords de l’Organisation Internationale du Travail et ratifiés par le Chili. La sentence dictée disait que : ¨Pendant trois ans (2006, 2007 y 2008), Telefonica-Chili a été pénalisée par la Direction du Travail à cause de ses pratiques de persécutions syndicales, contre les travailleurs qui font face aux restructurations.¨ À l’audience du Tribunal à Vienne en 2006, Telefonica S.A. avait été aussi pénalisée par des violations relatives au travail au Pérou.

La résistance des travailleurs argentins se produit justement lorsque Telefonica annonce des bénéfices record au cours de l’année précédente.

Par ce biais, les signataires de la Campagne Globale Démantelons le Pouvoir Corporatif et Mettant fin à l’Impunité dénonçons les violations systématiques de Telefonica, nous nous solidarisons avec les 300 camarades licenciés et nous soutenons leurs revendications :

- Reconnaissance par Telefonica du lien du professionnel ;

- La continuité du travail dans les mêmes conditions, ce qui implique : le même salaire, l’ancienneté et les mêmes conditions quant à la catégorie professionnelle.

Nous exigeons que les demandes des travailleurs soient respectées ! Mettre fin à l’impunité des violations systématiques de Telefonica !

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