Dans une déclaration commune de l’ONU et de la CIDH demandent aux USA de fermer Guantánamo

vendredi 3 mai 2013

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Signataires :

- Centre pour la Justice et le Droit International (CEJIL).

- Centre pour les Droits Constitutionnels (CCR)

Publication : CEJIL.

Canal : Plateforme Interaméricaine des Droits de l’homme, Démocratie et Développement (PIDHDD).

Type de document : Communiqués et déclarations.

Langue : espagnol.

Thème : Droits de l’homme.

Mots clés : Droits de l’homme, Détention arbitraire, Grève de la faim, Justice, Prisonniers.

Pays et Régions : Amérique latine, États-Unis.

Description : Appui aux déclarations du Rapporteur Spécial de l’ONU sur la Torture et à la Commission Interaméricaine des Droits de l’homme (CIDH) pour exiger que les Etats-Unis mettent fin à la crise actuelle à la Base Navale de Guantánamo et la fermeture du centre de détention.

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Le Centre pour la Justice et le Droit International (CEJIL sous le sigle anglais) et le Centre pour les Droits Constitutionnels (CCR sous le sigle anglais) soutiennent les déclarations du Rapporteur spécial de l’ONU sur la Torture et celles de la Commission Interaméricaine des Droits de l’homme (CIDH) qui exigent aux Etats-Unis de mettre fin à la crise actuelle à la Base Navale de Guantánamo et de fermer le centre de détention.

À présent plus de 100 personnes détenues à Guantanamo se sont déclarées en grève de la faim depuis trois mois mettant en risque leurs vies. Cette manifestation a pour but de protester contre l’existence d’une détention indéfinie et arbitraire. Plus de 20% des manifestants sont nourris de force par des militaires étasuniens, tandis que le Gouvernement des Etats-Unis refuse que les experts de la CIDH et de l’ONU visitent le centre de détention.

Dans une déclaration commune, la Commission Interaméricaine, le Rapporteur spécial de l’ONU contre la Torture, le Rapporteur spécial de l’ONU aux droits de l’homme dans la lutte contre le terrorisme, le Rapporteur spécial de l’ONU sur la santé, le Groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire, ‘lancent un appel urgent au Gouvernement des Etats-Unis d’Amérique à respecter et à garantir la vie, la santé et l’intégrité personnelle des détenus à la Base Navale de Guantanamo, particulièrement, dans le contexte de la grève actuelle de la faim’.

La Commission Interaméricaine, organe de l’Organisation des États américains (OEA) pour la protection des droits de l’homme, suit de près la situation à Guantánamo depuis l’année 2002, lorsqu’elle a pris des mesures préventives, des mesures de protection accordées en situations graves et urgentes afin d’éviter des dommages irréparables. La CIDH a interpelé plusieurs fois le gouvernement des Etats-Unis de fermer Guantánamo, comme il l’a été demandé par les Rapporteurs spéciaux de l’ONU et le Haut Commissaire aux droits de l’homme.

Dans sa déclaration, la Commission Interaméricaine a reconnu l’importance de l’information apportée par le CEJIL et le CCR au cours d’une audience thématique de la session de la CIDH en mars 2013, qui a compris ‘les détails spécialisée sur les dommages physiologiques et psychologiques sévères et constants produits par l’incertitude associée à des aspects essentiels de la vie des détenus, comme par exemple, savoir s’ils seront jugés ou pas ; s’ils seront mis en liberté et quand ?, et s’ils reverront leurs familles’.

‘À Guantánamo, la détention indéfinie des individus, dont nombreux ne sont même pas inculpés, dépasse le minimum de temps raisonnable et provoque un état de souffrance, de tension, de crainte et d’anxiété qui couvrent en soi-même une forme de traitement cruel, inhumain et dégradant’ a souligné le Rapporteur spécial de l’ONU sur la Torture, M Juan E. Méndez.

D’après le Directeur Exécutif du CCR, M Vicent Warren ‘ en violant ses engagements internationaux, le Gouvernement des Etats-Unis retient toujours 166 hommes à Guantánamo, dont 86 hommes qui endurent une détérioration physique et mentale en prison, bien que leur transfert ait été déjà approuvé. Un de ces hommes est notre représenté Djamel Ameziane, dont le cas a été admis par la CIDH en 2012 une fois présenté par le CEJIL et le CCR’.

‘Guantánamo est devenu le symbole d’une politique échouée qui essaye d’affronter le terrorisme violant les droits et employant des pratiques qui s’opposent aux valeurs et aux principes du Droit International des Droits de l’homme et de la Constitution des Etats-Unis’, a manifesté la Directrice exécutive du CEJIL, Viviana Krsticevic.

Pendant que cette crise menace de mettre fin aux vies de plus de 100 personnes, le CEJIL et le CCR s’unissent aux Nations Unies et à la Commission Interaméricaine pour renouveler l’appel urgent pour que les Etats-Unis mettent fin à la détention indéfinie de personnes, pour qu’ils s’acquittent de leurs obligations internationales et pour qu’ils prennent des mesures concrètes afin de fermer le centre de détention sans plus de délais ; de transférer, de mettre en liberté et de réinstaller les détenus en toute sécurité, et pour que les Etats-Unis garantissent le libre accès des détenus à la justice. Nous prions instamment le Gouvernement des Etats-Unis d’autoriser les représentants de la Commission Interaméricaine et les procédures spéciales du Conseil des Droits de l’homme de l’ONU de visiter le centre de détention de Guantánamo avec plein accès aux détenus.

Lliens utiles :

- http://www.ohchr.org/SP/NewsEvents/... .

- http://www.cidh.oas.org/pdf%20files... .

- http://www.cidh.oas.org/medidas/200... .

- http://www.youtube.com/watch?v=_mV9... .

- http://www.cidh.org/medidas/2008.sp.htm .

Voir en ligne : Dans une déclaration commune de l’ONU et de la CIDH demandent aux USA de fermer Guantánamo

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