Il y a eut lieu au Mexique la Consultation Régionale sur l’Agenda Post Développement 2015

Déclaration des Femmes et des Jeunes : Il n’y a pas de développement possible sans droits de l’homme

mardi 23 avril 2013

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Auteur : Organisations de Femmes et des Jeunes participant à la Consultation Régionale sur l’Agenda Post Développement 2015.

Editorial et Canal : Comité de l’Amérique latine et les Caraïbes pour la Défense des Droits de la Femme (CLADEM).

Type de document : Communiqués et déclarations.

Langue : espagnol.

Thème : Développement.

Mots-clés : Adolescence, d’Origines africaines, Conflits sociaux, Coopération internationale, Droits de l’homme, Développement durable, Inégalité sociale, Genre, Jeunesse, Migrations, Femmes, Organismes internationaux, Pauvreté, Politiques publiques, Peuples autochtones, Ressources naturelles, Sida, Société civile.

Pays et Régions : Amérique latine et les Caraïbes.

Voir le document complet en lien direct et en PDF.

Du 17 au 19 avril eut lieu à Guadalajara, Jalisco, la consultation régionale sur l’Agenda ‘Post Développement 2015. Le future que nous voulons’. Cette consultation régionale fait partie d’un processus où la société civile, le secteur privé et d’autres acteurs concernés peuvent exprimer leur avis sur les thèmes vitaux et participer à l’Agenda de Développement Post 2015.

Déclaration des Femmes et des Jeunes : Il n’y a pas de développement possible sans droits de l’homme.

Parce que le future que nous voulons nous devons le construire chaque jour, les femmes et les jeunes nous exprimons notre profonde préoccupation face à cette nouvelle crise du système capitaliste, qui continue d’exploiter les biens communs, en privatisant les ressources naturelles et en commercialisant l’accès aux droits. Cette crise est une crise de civilisation. Elle comprend des éléments économiques et financiers, mais aussi politiques, environnementaux, culturels et sociaux. Elle entraine la destruction de la diversité biologique et celle des ressources naturelles, en même temps qu’elle favorise la consolidation de nouvelles formes du patriarcat qui animent et appuient la criminalisation des conflits sociaux.

De nouvelles formes de violence extrême et d’agressions proviennent de la flexibilisation du travail, du chômage et de la croissance de la féminisation de la pauvreté, des migrations forcées et du trafic de personnes. De millions de femmes, d’adolescentes et des jeunes, à l’heure actuelle, ne peuvent pas prendre de décisions opportunes, libres et sûres leur permettant de rompre le cercle de la pauvreté, de la marginalité et de l’inégalité.

Par ailleurs, dans une bonne partie de l’Amérique latine et des Caraïbes, la croissance économique n’est pas synonyme des investissements sur des politiques publiques universelles. C’est le moment d’augmenter les dépenses et les investissements dans le social. Notre région sait le faire et maintenant elle compte sur les ressources nécessaires pour le faire. PAS D’EXCUSES pour afficher les brèches infâmes d’inégalité qui nous caractérisent. Ce n’est pas possibles qu’une poignée ait tous les droits, tandis que l’immense majorité doit partager pour voir réaliser ses droits.

Nous réitérons que les droits de l’homme : ne sont pas choisis, ils sont universels, interdépendants, inaliénables et intransférables. Nous sommes contre le fait de choisir parmi les droits, nous ne pouvons pas prioriser les uns aux autres ; d’où nous appelons aux Nations Unies et aux États parties, pour que les discussions et les accords portent sur la garantie de l’exercice et de la jouissance pleine de tous les droits.

L’Agenda de Développement Post 2015 ne doit pas être conduit par de secteurs corporatifs et/ou de pays donateurs, mais le nouveau instrument doit travailler sur des principes qui comblent les fossés et les désavantages dans la région, et créant de conditions pour que les personnes –le cible du développement- soient parties agissantes et dynamiques du développement.

Le nouvel Agenda de Développement doit être articulé dans un cadre politique progressiste, dont le but soit la redistribution juste et équitable de la richesse, des biens et du pouvoir, pour atteindre la justice et le Vivre Bien pout toutes les personnes tout le long de leur vie.

Nous devons combattre les intersections de l’inégalité et les multiples formes de discrimination fondée sur le sexe, l’âge, les classes, la race, l’ethnie, l’orientation sexuelle, l’identité de sexe et les conditions de santé, comme c’est le cas des personnes affectées par le VIH, contre les personnes d’origines africaines et les peuples autochtones, notamment les femmes et les jeunes.

Le point de départ de ce nouvel Agenda est les obligations internationales des droits de l’homme, les engagements contraints lors des Conférences Internationales des Nations Unies dans les années 90 et les avancées régionales. Le processus 2015 NE PEUT PAS être construit aux dépends de l’instrumentalisation des droits des femmes.

Déclaration complète en ligne et en PDF

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