Déclaration de Berne, PAN International, IPEN ; IUF pour la publication immédiate

Guatemala et l’Inde font opposition à l’inclusion de la formule du toxique paraquat dans la Convention de Rotterdam

Le représentant de l’industrie a trompé les délégués en intervenant comme représentant du gouvernement guatémaltèque

mardi 14 mai 2013

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Auteur :
- Réseau d’action en Pesticides et ses Alternatives pour l’Amérique latine (RAP-AL).

- Traduction : Lucia Sepúlveda. Bureau de Communications et d’Administration du RAP-AL.

Publique : RAP-AL.

Canal : Journalisme Sénateur.

Type de document : Nouvelles.

Langue : espagnol.

Thème : Environnement.

Mots clés : Alimentation, Paysannat, Maladies contagieuses, Gouvernement, Organismes internationaux, Santé environnementale, Transnationales.

Pays et Régions : Guatemala, Inde.

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Plus de 120 États étant parties de la Convention de Rotterdam soutiennent l’inclusion dans l’Annexe III de la Convention de Rotterdam, du paraquat (au 20%) comme une formule de pesticide très dangereux. Cependant, à la VIe Conférence des Parties, le Guatemala et l’Inde ont fait opposition à l’inclusion du paraquat. L’inclusion dans la Convention n’interdirait pas le paraquat, mais elle exigerait des exportateurs la notification et l’obtention du permis des pays importateurs. Le Guatemala a présenté nombreuses raisons pour argumenter son opposition, bien que finalement elle a admis sa crainte que certains pays de la région n’acceptent pas l’importation du paraquat depuis le Guatemala (qui pèse lourd en matière de pesticide).

Les coordinateurs du groupe négociateur ont été surpris dès qu’ils ont découvert que la personne qui avait pris la parole au nom du Guatemala était un observateur qui représentait les intérêts commerciaux de l’industrie, qui n’était même pas enregistré comme membre de la délégation et n’a pas déclaré son affiliation au moment de s’enregistrer ; cependant il a été appuyé politiquement par le gouvernement du Guatemala.

Plus tard le Secrétariat l’a expulsé de la Conférence. Pourtant, les coprésidents du Groupe de Travail ont déterminé qu’il n’y avait pas de consensus pour l’inclusion et on proposé de faire un projet de document pour remettre la discussion jusqu’à la prochaine réunion des Parties (COP). Le lendemain le gouvernement africain, soutenu par d’autres gouvernements, a demandé que la discussion sur l’inclusion du paraquat se poursuive à cette COP, en signalant que le mauvais comportement du représentant de l’industrie avait détourné le processus. Néanmoins, la séance supplémentaire n’a rien changé dans la position de l’Inde ni du Guatemala. ¨ Nous pensions que les gouvernements allaient approuver rapidement l’inclusion du paraquat, car on disposait de toutes les exigences stipulées par la Convention, ¨ a dit François Meienberg de la Déclaration de Berne. ¨Mais malheureusement, le mensonge de l’industrie et les faux arguments ont détourné le processus et l’incapacité d’inclure cette substance chimique est une menace pour l’intégrité de la Convention.¨

La proposition d’inclusion de la formule du paraquat a été présentée par le Burkina Faso à cause du grand nombre d’empoisonnements des êtres humains associés à l’emploi du produit de la transnationale Syngenta, dont le nom commercial est Gramoxone Super (Paraquat au 20%). Le Comité de Révision de Substances Chimiques (CRS sous le sigle anglais) a examiné la proposition du Burkina Faso et a soutenu à l’unanimité l’inclusion du paraquat comme un pesticide hautement dangereux. Le CRS a été saisi de plusieurs dossiers qui valident que les conditions existantes en Burkina Faso sont similaires à celles d’autres pays et régions. Par exemple, en El Salvador, une moyenne de 344 intoxications a été enregistrée chaque année du 2005 au 2010 à cause du Gramoxone.

Le paraquat est interdit dans plus de 40 pays, y compris dans le pays où se trouve le siège central de Syngenta son principal fabricant. ¨Le paraquat est un de pires pesticides du monde¨ a manifesté Marie Watts, de l’IPEN et de Pesticide Action Network (Réseau d’action en pesticides). ¨Il suffit d’une cuillerée à the de paraquat pour tuer une personne et il n’existe pas d’antidote. Des producteurs agricoles du monde entier subissent des brûlures de la peau, de cécité et des problèmes respiratoires à cause de l’emploi du paraquat¨. La Convention de Rotterdam a pour buts d’échanger l’information et d’offrir aux pays importateurs la possibilité de donner le consentement préalable, libre et éclairé avant d’importer de substances chimiques dangereuses. ¨C’est une honte qu’un pays d’une des régions les plus touchées par le paraquat fasse opposition à un mécanisme international qui permettrait aux pays de protéger les travailleurs de la campagne et des communautés rurales¨, a déclaré Fernando Ramirez du RAP-AL Costa Rica.

Contact :

- Francois Meienberg, Declaración de Berna, +41 79 796 76 12, food@evb.ch .
- Meriel Watts, PhD, IPEN y Pesticide Action Network PAN, merielwatts@xtra.co.nz .
- Chela Vazquez, PhD, Pesticide Action Network, PAN, chela.vazquez@panap.net .

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