Journée continentale pour le retrait de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) d’Haïti. Divers, Haïti, 1er juin 2013

mardi 14 mai 2013

Toutes les versions de cet article : [English] [Español] [français] [Português]

Organisateurs :

- Jubilée Sud/Amériques .
- Service Paix et Justice en Amérique latine.

Canal : Plateforme Interaméricaine des Droits de l’homme, Démocratie et Développement (PIDHDD).

Lieu : Haïti.

Date : 1er juin 2013.

Type : Manifestations.

Langue : espagnol.

Catégorie : Droits de l’homme.

Mots-clés : Crimes contre l’humanité, Droits de l’homme, Droit à l’autodétermination des peuples, Intervention extérieure, Organismes internationaux, Ressources naturelles, Violations des Droits de l’homme, Violence institutionnelle.

Pays et Régions : Haïti, Amérique latine et les Caraïbes.

Description : Appel et recherche d’adhésions pour la Campagne.

Il y a exactement neuf ans, le 1er juin 2004, que les troupes militaires de la MINUSTAH, la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti envahissaient ce pays frère, sous prétexte d’une soit disant ¨stabilisation ¨qui n’est jamais arrivée, tout le contraire.

Au lieu d’améliorer la situation à la suite du coup d’État de 2004, la MINISTAH a favorisé la hausse des niveaux de violence dans un peuple dépouillé de tous ses droits, l’existence d’un système d’oppression d’un travail presque esclave, 70% d’une population en chômage et des salaires inhumains.

Au lieu de promouvoir la paix, les troupes ont provoqué des violations systématiques des droits de l’homme de la population et elles ont ¨ importé ¨ de maladies, comme le cholera qui a causé la mort de millier de vies humaines. Nous manifestons notre spéciale indignation face au fait que l’ONU refuse toute indemnisation par l’introduction du cholera, au nom de l’immunité de ses troupes !

Le maintien des troupes de la MINUSTAH -des militaires et des agents de police qui proviennent la plupart du Brésil, l’Argentine, le Chili, l’Uruguay, la Bolivie, le Paraguay, l’Équateur, le Guatemala, le Pérou, la Colombie, El Salvador- dans Haïti est déjà intenable depuis tous les points de vue. En 2011, le Sénat haïtien a adopté à l’unanimité le retrait des troupes de la MINUSTAH pour l’année 2012. Les Ministres de Défense des pays de l’UNASUR ont signalé la nécessité de réduire la présence de leurs troupes d´établir un programme de retrait en juin 2012, bien que cet engagement est resté lettre morte.

La MINUSTAH n’a absolument pas atteint les objectifs fixés, plutôt la seule chose qu’elle a fait c’est d’occuper militairement le pays au service des intérêts d’autrui. Sa présence répond à une politique privant le peuple haïtien de sa citoyenneté, de ses services publics, de sa terre et de ses biens naturels. Il est évident que la MINUSTAH ne pourrait pas rester sans le soutien militaire et diplomatique du Canada, des Etats-Unis et de la France, toujours aux services de leurs corporations et des accords de libre-échange et d’investissement qui leur sont favorables. C’est pour cette raison que le Sénat haïtien a aussi refusé l’entrée de deux multinationales minières américaines et canadiennes qui exploitent et pillent les riches gisements d’or, cuivre et argent dans ¨ la pauvre¨ Haïti, et tout sous la protection de la MINUSTAH.

Haïti ne doit plus être le laboratoire de l’économie et la ¨ sécurité ¨ néolibérale, des politiques qui n’ont pas seulement endettés les peuples, mais qui constitue une arme supplémentaire contre les peuples de notre Amérique, au Sud global et aussi contre ceux de l’Europe,

Haïti n’a pas besoin des troupes militaires, ni de la MINUSTAH d’aucun autre pays.

Haïti nécessite la reconnaissance de sa dignité, de son potentiel et du droit à l’autodétermination, comme n’importe quel peuple.

Haïti n’a plus besoin d’être saccagée ni étouffée.

Elle a besoin de médecins, du personnel des services sanitaires, des enseignants, des ingénieurs, des techniciens ; tous au service de la reconstruction aspirée par le peuple haïtien, un peuple historiquement décimé, mais qui se sont digne d’être le premier pays libres et anti-esclavagiste de Notre Amérique.

Pour toutes ces raisons, ce 1er juin nous vous invitons à nous mobiliser pour réclamer :

- Le retrait immédiat de la MINUSTAH et de toutes les troupes militaires étrangères ;

- La fin de l’occupation économique et militaire et du pillage, y compris l’annulation des accords de libre-échange ;

- La reconnaissance des crimes commis par la MINUSTAH, y compris l’introduction du choléra, la sanction aux responsables et la réparation des victimes ;

- La restitution et la réparation de la dette historique, financière, sociale et écologique au peuple haïtien ;

- Une véritable politique de coopération internationale qui respecte les droits, la souveraineté et l’autodétermination du peuple haïtien.

ADHÉSIONS : camilafontes.jsa@gmail.com

Premiers organisateurs

Régionaux :

- CLOC/Vía Campesina.
- Jubilée Sur/Amériques.
- Service Paz y Justice en Amérique latine.
- Campagne contre les Bases Militaires Étrangères en Amérique latine.
- Grito Continental de los Excluidos/as.
- Convergence de Mouvements des Peuples des Amériques-COMPA.
- Secrétariat International Chrétien de Solidarité avec les peuples de l’Amérique latine-SICSAL.
- Plateforme Interaméricaine des Droits de l’homme, de Démocratie et de Développement-PIDHDD.
- SOAWatch.

Nationaux :

- PAPDA-Haïti.
- Batay Ouvriye-Haïti.
- Tet Kole Ti peyizan Ayisyen TK-Haïti.
- Défenseurs des Opprimés DOP-Haïti.
- Confédération des Syndicats des secteurs privés et public CTSP-Haïti.
- Comité “Defender o Haiti é defender a nós mesmos”-Brésil.
- Rede Jubileu Sul Brasil.
- PACS-Brésil.
- Comité de Solidarité pour le Retrait des Troupes Argentines d’Haïti.
- Centrale de Travailleurs de l’Argentine-CTA.
- Dialogue 2000-Jubilée Sud Argentine.
- Nora Cortiñas, Mère de Place de Mai Ligne Fondatrice-Argentine.
- Mirta Baravalle, Mère de Place de Mai Ligne Fondatrice-Argentine.
- Comité Oscar Romero Buenos Aires-SICSAL Argentine.
- Coordinatrice pour le Retrait des Troupes d’Haïti-Uruguay.
- Mouvement Social Nicaraguayen ¨Autre Monde est Possible".
- Intipachamama-Nicaragua.
- Équipe de Services des CEB-Nicaragua.
- Chrétiens nicaraguayens pour les Pauvres.
- ILSA-Colombie.
- Commission Étique contre la Torture-Chili.
- Observatoire pour la fermeture de l’Ecole des Amériques-Chili.
- Comité Oscar Romero-SICSAL Chili.
- Bia´lii, Assistance et Recherche A.C- Mexique.
- Centre de Documentation des Droits de l’homme “Segundo Montes Mozo S.J.” CSMM-Équateur.
- Plateforme Interaméricaine de Droits de l’homme, Démocratie et Développement, PIDHDD-chapitre Équateur.
- Coordenação Nacional da INTERSINDICAL-Brésil.
- CSP-Conlutas Brésil.
- Fórum Mudanças Climatique e Justiça Social-Brésil.
- Rév. Luis Carlos Marrero Chasbar, Groupe de Réflexion et de Solidarité Oscar A. Romero-Cuba.
- Rév. Daylíns Rufín Pardo, Centre d’Études du Conseil d’Églises de Cuba.
- Comité Oscar Romero-Amazonie péruvienne.
- Comité Oscar Romero Vigo-Espagne.
- Comité Oscar Romero Madrid-Espagne.
- José Luis Soto-Espace de Communication Insulaire.
- Gustavo Patiño Alvarez.
- Manuel Vargas Chavarria.
- Iolanda Toshie Ide.
- Leticia Rentería.

Tejiendo Redes.
C/ Hermanos García Noblejas, 41, 8º. 28037 - MADRID.
Tlf: 91 4084112 Fax: 91 408 70 47. Email: comunicacion@fidc.gloobal.net

SPIP |