Groupe Sud

Manifeste face aux faits de violence produits le jeudi 4 octobre dernier au Sommet d’Alaska, Guatemala

Bruxelles, 16 octobre 2012

mercredi 17 octobre 2012

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Source : Mouvement Tzuk Kim Pop / Rocío Hernández.

Lieu et date : Bruxelles, Belgique - 16 octobre 2012.

Signataires : Groupe Sud, Réseau Européen de Coopération Internationale en Amérique latine et les Caraïbes.

Langue : espagnol.

Description : Manifeste international face aux violations des droits de l’homme et les faits de violence produits au Guatemala, le 4 octobre 2012.

Les organisations de coopération au développement des droits de l’homme membres de l’alliance d’ONG Européennes Groupe Sud, montrent leurs profondes préoccupations pour les actions de répression criminelle produites contre la population de Maya K’iche’ de 48 cantons de Totonicapán et, en général par la criminalisation de la protestation sociale qui est de plus en plus grave au Guatemala sous le gouvernement d’Otto Pérez Molina.

Le jeudi 4 octobre 2012, la population de Maya K’iche’ de Totonicapán et les autorités autochtones des 48 cantons, avaient organisé une manifestation pacifique au km 170 de l’autoroute interaméricaine dans le but d’exprimer au Gouvernement de la République du Guatemala leur opposition sur :

La hausse démesurée du tarif électrique dans la municipalité de Totonicapán. La proposition de réformes à la Constitution Politique de la République du Guatemala, car les droits et les chances de développement des populations autochtones ne sont pas reconnus pleinement. L’imposition de la réforme éducationnelle, qui touche fondamentalement le droit à l’éducation de la population rurale et autochtone du Guatemala.

Pendant qu’une délégation de représentants de l’organisation ancestrale des 48 cantons, avec le Commissaire pour le dialogue, Miguel Angel Balcárcel avançaient ver la Maison Présidentielle dans l’espoir que le Président de la République Otto Pérez Molina les reçoive les forces militaires et de la police ont déclenché une action brutale contre les citoyens et les citoyennes qui étaient pacifiquement rassemblés. Cette agression a provoqué la mort d’au moins huit personnes de différentes communautés et 30 manifestants ont été grièvement blessés.

Dans ces moments de souffrances et de répudiation devant ces morts, nous nous solidarisons avec le peuple de Totonicapán et notamment avec les familles que pleurent maintenant leurs morts, victimes de l’agression. Et nous exigeons la sécurité des autorités autochtones et du peuple de Maya K’iche’ de Totonicapán, afin d’éviter des futurs agressions à leur intégrité.

Nous soutenons la préoccupation exprimée par les organisations autochtones et des droits de l’homme du Guatemala à propos de la criminalisation de la manifestation sociale et de la militarisation des communautés autochtones du pays, dont le but est essentiellement répressif et discriminatoire ; puisque des actions de ce genre constituent des expressions de reculs en matière des droits de l’homme et affaiblissent l’État de Droit.

Compte tenu les événements et en vertu du Traité de Lisbonne, la Clause démocratique présente dans les rapports UE-Amérique centrale, ainsi que les Directives de l’Union Européenne relatives aux défenseurs des droits de l’homme, nous tenons à communiquer au Haut Représentant de l’Union Européenne pour les Affaires Étrangères et pour la Politique de Sécurité, aux Missions de l’Union Européenne au Guatemala, à la Délégation de l’UE au Guatemala et à l’opinion publique européenne, ce qui suit :

Nous condamnons publiquement les faits qui ont arraché la vie de huit personnes et nos demandons aux autorités de l’UE de constituer une Mission d’observation indépendante pour mener des investigations sur les événements, pour examiner les demandes des populations autochtones touchées par les mesures gouvernementales et pour promouvoir les mesures qui garantissent leurs droits. Nous demandons urgemment l’élaboration d’un rapport sur les événements produits et la responsabilité qui en revient à chaque fonctionnaire public et aux commandements des forces de la sécurité de l’État de graves violations des droits de l’homme commises contre les membres de la population Maya K’iche’ de Totonicapán et à l’occasion d’autres événements précédents à Barrillas, San José el Golfo et la Vallée del Polochic.

Nous rappelons à l’État du Guatemala son obligation d’entreprendre des mesures de sécurité démocratiques conformément aux obligations contraintes par la ratification des Conventions Internationales en matière de Droits de l’homme et notamment l’Accord 169 de l’OIT et la Déclaration des Nations Unies sur les Droits des Peuples Autochtones.

Nous prions instamment le Parlement Européen, les Services Étrangers de l’Union Européenne et le Conseil de Ministres à veiller pour le respect des droits fondamentaux des peuples et les communautés du Guatemala, à garantir l’application pleine des Directives de l’Union Européenne sur les Défenseurs des Droits de l’homme 2004, dans un pays où la lutte contre l’impunité est une condition sine qua non pour avancer vers la paix et la bonne gouvernance.

L’Union Européenne doit assurer la mise en pratique efficace de la Clause démocratique de l’Accord de Coopération entre l’UE et l’Amérique centrale qui établit le respect des principes démocratiques et des droits de l’homme.

Voir Manifeste en ligne et PDF

Voir en ligne : Manifeste face aux faits de violence produits le jeudi 4 octobre dernier au Sommet d’Alaska, Guatemala

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