Préoccupation Internationale pour la Situation Humanitaire en Colombie et Droits de l’Homme dans d’autres pays du continent

vendredi 19 octobre 2012

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Différents référents sociaux, autochtones, environnementaux, académiciens, artistiques et de communication de tout le continent, appuyés par de rapports et des documents, ont fait des recommandations à divers organismes internationaux des Droits de l’homme des Nations Unies et de la Commission interaméricaine, sur la situation humanitaire de la Colombie et sur les droits de l’homme dans plusieurs pays du continent, tels que le Guatemala, l’Honduras, le Pérou, l’Argentine et le Chili.

Les organisations cherchent à interpeller les différents organismes internationaux des droits de l’homme des divers titulaires de mandats relevant de procédures spéciales et de mécanismes à s’occuper de faits très graves qui sont dénoncés en Colombie et qui portent atteinte aux personnes sans défense et innocentes, parmi lesquelles se trouvent des enfants et des femmes. Ils attirent l’attention sur la violence structurelle installée et sur la situation de la liberté d’expression et de communication des Autochtones. Ils affirment à propos que : ¨ Les massacres commises dans le cadre de la culture de violence, comprend une longue liste de morts causées par le conflit armé entre l’état colombien et son armée, les paramilitaires et la guérilla syndiquée, telles que les FARC et l’ELN ¨.

Sur ce fait, les organisations signalent qu’il existe des antécédents que le ¨ mobile ¨de ce conflit militaire a provoqué la destruction de logements, le déplacement de la population, des assassinats, des blessés systématiques, tandis que parallèlement sont imposés de mégaprojets des industries extractives dans l’intérêt des transnationales de mines et pétrolières. ¨ Face à cette situation, c’est inouï, que le conflit armé ait servi de ¨ justification ¨ pour piétiner les droits collectifs des communautés, pour violer les accords internationaux des droits de l’homme telle que la Convention 169 de l’OIT et pour annuler des populations locales, là où par hasard, ont été installés ou seront installés les principaux projets du genre de méga industries, d’après les dénonces présentées¨.

Les organisations considèrent préoccupant que ces événements se produisent sous la passivité et la complicité des organismes internationaux des droits de l’homme et que leurs réactions ne se manifestent qu’après et hors du contexte, lorsque les crimes et les abus ont été commis en violant les droits à la liberté, à l’intégrité personnelle et à la vie. À propos ils signalent : ¨ C’est pour cette raison, et très respectueusement que nous demandons un rôle plus dynamique devant cette réalité et nous réclamons l’observance, la participation et la coordination avec d’autres instances pour la protection effective des droits de l’homme en Colombie, ainsi que dans d’autres pays où les droits sont toujours minés¨.

Dans un autre paragraphe de la lettre ils soulignent : ¨ Sur la situation en Colombie et très spécialement concernant les dits ¨ dialogues de paix¨ si médiatisés, nous tenons à remarquer que la présence et les actions de ces acteurs armés portent toujours atteinte aux territoires autochtones, aux descendants africains et aux paysans, que les sites autochtones sont militarisés, que les actions militaires où habitent des familles dans les communautés persistent, que les accrochages entre les groupes armés militaires et la ¨guérilla¨ continuent, que la menace persiste et que la présence de groupes paramilitaires , mercenaires liés à des individus ayant du pouvoir réel dans l’état, est toujours présente dans certains secteurs ; mais la presse ne fait pas mention à ces faits, ni aux démarches avancées par les populations autochtones en faveur de la paix, non seulement pour leurs territoires, mais pour tout le pays, voire pour le continent¨.

Parmi les organisations internationales membres se trouvent : La Coordinatrice latino-américaine de Cinéma et de Communication Autochtone (CLACPI), la Coordinatrice Andine d’Organisations Autochtones (CAOI), l’Observatoire Latino-américain de Conflits Environnementaux (OLCA), l’Association Mondiale de Radios Communautaires (AMARC), le Conseil Autochtone de l’Amérique centrale (CICA), avec des référents de plus de 10 pays, qui ont assigné différentes instances des titulaires de mandats relevant de procédures spéciales et de mécanismes internationaux des droits de l’homme, tels que : Rapporteurs, Groupes de Travail et les titulaires de mandats relevant de procédures spéciales et de mécanismes de Protection aux Nations Unies, les Rapporteurs et les experts de l’OEA, et aux Organismes internationaux de la Société civile des droits de l’homme.

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Source de l’information : CAOI

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