Déclaration politique de réseaux et d’organisations réunis au Mexique

¨ Renforcer la démocratie et les états de droit qui respectent les droits humains des femmes. Le moment est venu ¨

jeudi 16 mai 2013

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Signataires : Voir la liste complète dans le document joint.

Publication : Comité de l’Amérique latine et des Caraïbes pour la défense des droits de la femme (CLADEM).

Canal : Plateforme Interaméricaine des Droits de l’Homme (PIDHDD).

Type de document : Communiqués et déclarations.

Langue : Espagnol.

Thèmes : Femmes.

Mots clés : Défenseurs des droits de l’homme, Démocratie, Droits de la femme, Droits de l’homme, État de droit, Féminismes, Genre, Justice, Violence de sexes.

Pays et Régions : Mexique – Amérique latine et les Caraïbes, Afrique, Asie.

Les organisations et les réseaux des femmes, féministes, intellectuels et des droits de l’homme de l’Afrique, l’Asie et de l’Amérique latine et des Caraïbes, soussignés, participants au Séminaire international ¨ Incidence en réseau : Le défi des Etats-Unis : respecter les droits humains de la femme ¨ tenu du 7 au 10 mai 2013 à Mexico-City déclarent ce qui suit :

NOUS DÉNONÇONS que les femmes des trois continents, représentées à ce Séminaire, subissons des injustices structurales découlant de la crise énergétique-écologique, alimentaire, économique et politique du système capitaliste patriarcal, ainsi que nous supportons l’intromission des groupes religieux fondamentalistes dans les affaires des États, ce qui renforce et enracine de nouvelles formes d’exploitation, de contrôle social, de violence, la subordination et la criminalisation des militantes défenseurs des droits de l’homme et des mouvements sociaux.

NOUS LANÇONS UN APPEL ÉNERGIQUE ET NOUS EXIGEONS AUX ÉTATS DE :

Garantir et de renforcer des états démocratiques de droit, indépendants de pouvoirs, des états laïques et souverains, comme conditions nécessaires pour l’exercice des droits humains des femmes ; afin d’assurer la liberté et le bien-être de la citoyenneté sans la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle, sur l’identité de genre, sur la classe sociale, la race, la nationalité, l’ethnie, l’origine géographique, l’âge et la croyance religieuse et de respecter les obligations et les engagements concrétisés dans les instruments internationaux des droits de l’homme ratifiés.

Mettre en œuvre un système économique et de développement fondé sur la justice sociale et environnementale avec le consentement préalable, libre et éclairé des peuples concernés ; de garantir le respect du patrimoine et des biens naturels, la production de richesse et la redistribution juste et équitable de celle-ci, les biens et le pouvoir. Tout en assurant le contrôle, la gestion et l’accès des femmes aux ressources productives comme condition sine quoi non de la viabilité, le bien vivre et la citoyenneté pleine des femmes du monde.

Transformer les modèles de l’enseignement par une éducation centrée sur les droits de l’homme, non sexiste, antidiscriminatoire, laïque, publique, gratuite et interculturelle. De prévenir et d’éliminer les morts maternelles évitables et de réduire la morbidité maternelle moyennant la reconnaissance explicite des droits sexuels et procréatifs, tout en assurant l’accès aux services de soins intégraux et de pointe, ainsi que la légalisation et la dépénalisation de l’avortement dans les pays où il soit criminalisé.

Prévenir, sanctionner, éliminer la violence et de garantir l’autonomie et la liberté dans tous les domaines de la vie économique, politique, sexuelle et procréative comme étant des droits de l’homme des Conférences du Caire, de Beijing, de Durban, de Vienne et de Rio +20 ; d’assurer la ratification des instruments internationaux tels que la Convention pour l’Élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard de la femme (CEDAW), la Convention interaméricaine pour la prévention, la sanction et l’élimination de la violence contre la femme (Convention de Belém do Pará), les filles, les adolescentes, les jeunes, les militantes défenseurs des droits de l’homme, les journalistes, les migrantes, les femmes victimes de conflits armés et de la militarisation, les femmes autochtones, les femmes d’origines africaines, les paysannes, les personnes en situation de pauvreté structurale, les femmes privées de liberté, à différentes capacités, les activistes sexuelles, ayant d’orientation sexuelle et d’identité de genre différentes, les transsexuelles, les transgenre et les intersexuelles, les personnes âgées et les personnes vivant avec le VIH-sida.

Nous espérons que les États respecteront leurs obligations pour la mise en vigueur et l’application des droits des femmes.

Le moment est venu

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