ACTION URGENTE

TLC UE-Colombie-Pérou : Le Congrès des Députés ne doit pas ratifier l’Accord commercial avec la Colombie

jeudi 9 mai 2013

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Organise : Plateforme Justice pour Colombie

Canal : Plateforme Interaméricaine des Droits de l’homme, Démocratie et Développement (PIDHDD)

Lieu : Virtuel

Date : 09 mai 2013

Types : Campagnes

Langues : espagnol

Catégorie : Coopération internationale

Mots clés : Accords de partenariat UE-AL, Citoyenneté, Droits de l’homme, Gouvernement, Libre marché, Pauvreté, Société civile, Violations des droits de l’homme

Pays et Régions : Colombie, Pérou, Espagne - Union Européenne

Description : Action urgente
-  Liste d’adresses mail pour envoyer une lettre aux député(e)s (voir document joint)
-  Lettre pour envoyer au Congrès des Député(e)s (voir document joint)

Face au vote au Congrès des Députés de l’État espagnol pour ratifier de l’accord de libre-échange entre l’Union Européenne et la Colombie-Pérou, la Plateforme Justice pour Colombie –où participent aussi Écologistes en Action- et d’autres ONG, ont lancé une action urgente pour que les parlementaires votent contre le dit accord.

Nombreux réseaux, de syndicats et de plateformes de la société civile européenne et latino-américaine, représentant de millions de citoyens, ont envoyé beaucoup des lettres, des rapports et des pétitions aux Gouvernements des États membres de l’UE, à la Commission européenne, au Parlement européen et aux Parlements nationaux, pour leur demander de ne pas approuver l’accord de libre-échange qui n’accentuerait que la crise dramatique des droits de l’homme en Colombie et au Pérou, et augmenterait la pauvreté, la précarité et le chômage dans les deux continents.

"Nous lançons un appel à l’éthique des députées et des députés : si vous ne voulez pas aggraver par votre voix la situation des violations systématiques des droits de l’homme en Colombie et au Pérou, ainsi que les crimes contre l’humanité commis par l’État colombien, et très spécialement par les Forces Armées, qui opèrent avec les groupes paramilitaires, alors ne ratifiez pas demain le traité de libre-échange avec la Colombie", signale l’appel de la Plateforme Justice pour la Colombie.

Cette demande est fondée sur les possibles conséquences dramatiques pour les droits de l’homme en Colombie, découlant de cet accord de libre-échange.

Les membres des forces armées et la police suspects d’avoir commis des graves violations des droits de l’homme, pourraient évader l’action de la justice grâce à la réforme constitutionnelle prévue en Colombie, comme il a été affirmé par Amnistie Internationale. Le pays le plus dangereux pour les syndiqués et les défenseurs des Droits de l’homme dans le monde, affermira le système de justice militaire, qui lui a permis dans le passé garantir l’impunité des membres des forces armées et de la police qui avaient commis des crimes contre l’humanité.

Chaque semaine ont lieu des événements tragiques réaffirmant que le Gouvernement colombien se moque des Traités Internationaux des droits de l’homme. D’après le Parquet Général de Colombie, par exemple, le nombre de victimes des paramilitaires - les Autodéfenses Unies de Colombie (AUC)- depuis sa création en 1997 jusqu’à 2006 est terrifiant : 173.183 assassinats.

Est-ce que le Congrès des Députés votera-il pour un accord de libre-échange qui favorisera l’impunité des responsables des massacres, des exécutions et des déplacements forcés, du blanchiment d’argent du trafic de drogues et du crime organisé ? se demande la Plateforme Justice pour Colombie, nouvelle section dont font parties la Commission Espagnole d’Aide au Refugié (CEAR), le Comité Oscar Romero, Écologistes en Action, la Fondation Mundubat, l’IEPALA, l’OSPAAAL et Paix avec Dignité. Il a été prouvé par des nombreuses études que ce Traité de libre-échange ne bénéficie pas les citoyens colombiens, ni les péruviens, ni ceux de l’Europe.

L’accord de libre-échange favorisera les sociétés multinationales, leur offrant des conditions de travail sans garanties et un système financier déréglé et frauduleux. Cet accord provoquera des effets dévastateurs, aussi bien pour les populations les plus vulnérables que pour l’environnement. Il existe des évidences qui prouvent que plusieurs corporations multinationales ont appuyé les groupes armés illégaux en Colombie pour qu’ils commettent des crimes contre des syndicalistes et d’autres défenseurs des droits de l’homme.

Voir en ligne : Justice par la Colombie

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