IBON International exige que les pays développés fassent preuve d’ambition, d’équité et des engagements obligatoires à l’égard de la COP 18

mardi 4 décembre 2012

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Source : IBON International.

Lieu : Doha, Qatar.

Date : 3 décembre 2012.

Article 3.1 de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (UNFCCC) : ¨ les Parties qui constitués par des pays développés devraient prendre l’initiative pour combattre les changements climatiques et ses effets adverses¨.

Les négociations sur le climat tenues à Doha se trouvent dans une impasse –ainsi que l’espoir d’empêcher une hausse de la température dont les conséquences seraient catastrophiques pour les plus pauvres du monde. Dans la mesure où les ministres de différentes parties du monde arrivent à Doha, les pays développés s’éloignent des engagements ambitieux de la réduction de l’émission du carbone et des transferts immédiats et importants de fonds et de technologies vers les pays en développement.

Les Etats-Unis, l’Union Européenne et les blocs de négociations, y compris le ¨Umbrella Groupe¨ (Groupe Composite, constitué par Australie, Nouvelle Zélande, Russie, Ukraine, Kazakhstan, Norvège et le Japon) et le ¨ Groupe d’Intégrité Environnementale¨ (Suisse, Corée, Mexique) dressent des obstacles aux demandes formulées par les pays en développement à propos du Protocole de Kyoto – le traité languissant sur les réductions des émissions- pour qu’il soit prorogé par des engagements ambitieux et juridiquement contraignants. En outre, les pays riches, bien qu’ils reconnaissent la nécessité d’aider les pays en développement, ils essayent de ne pas s’engager concrètement dans le financement du climat et sur le transfert de technologie.

Les États-Unis et l’Australie restent à des bas niveaux d’émissions qu’ils ne pensent pas dépasser sans qu’il y ait une action internationale plus forte. Les Etats-Unis signalent qu’il faut reconnaitre leur ¨énormes ¨ efforts consentis en matière de changement climatique, cependant ils se sont éloignés d’un Protocole prorogé et ils ont atteint jusqu’à présent, le maigre niveau de réduction d’émissions de l’ordre de 3%. Les Etats-Unis ajoutent que ses positions ne sont pas fondées sur ¨ ce qui est nécessaire¨, mais plutôt sur ¨ce qu’on peut vendre dans le pays¨. En effet, les pays développés ont fait un front commun contre les nouveaux engagements, juridiquement contraignants sur les émissions en vertu des normes définies scientifiquement.

Les pays en développement ont signalé que les 30 milliards de dollars américains pour le ¨ financement du programme de démarrage rapide¨ à appliquer entre 2010 et 2012, s’uniront à l’aide et aux prêts déjà existants. Bien que les pays en développement aient exigé doubler le financement de 2013 à 2015, il n’y a aucun engagement contraint. Il a été convenu que le ¨ Fonds Vert pour le Climat¨ assurera un financement long terme pour 100 milliards de dollars usa, un an après 2020. Mais, en dépit de l’effort des pays en développement pour trouver des garanties solides de financement public provenant des pays développés, jusqu’à présent il n’y en a aucune.

La stagnation des négociations sur le climat met en danger la vie et la subsistance des couches les plus pauvres du monde. Les pays développés, conduits par les Etats-Unis, devront traduire leur rhétorique en actions sur le changement climatique.

IBON International exige :

Un accord ambitieux

Calculé à partir d’un processus de réduction des émissions à niveau global pour les baisser aux niveaux nécessaires de 50-80% des niveaux existants en 1990, et que l’espace atmosphérique soit partagé équitablement ; les pays industriels, tels que les Etats-Unis, l’Allemagne et le Royaume-Uni doivent réduire leurs émissions dans une marge de 88 à 98% ; la Chine doit aussi réduire ses émissions de 47 à 79% par rapport aux niveaux existant en 1990.

Un accord équitable

La responsabilité historique sera mesurée par les émissions accumulatives. Il s’avère nécessaire de respecter le Droit au Développement des peuples dans les pays les plus pauvres, qui doivent centrer leurs efforts sur la satisfaction des besoins essentiels de la population, et doivent affronter les effets immédiats du changement de climat dans un futur immédiat.

Un accord responsable

Les parties devront contraindre des engagements, qui du point de vue juridique pourront cohabiter avec de systèmes de contrôle et surveillance et d’informations transparentes ; caractérisés par la responsabilité et sous la conduite de plusieurs participants. Les Nations Unies devront élargir et amplifier l’espace pour que la société civile puisse participer aux négociations ayant un rôle croissant dans le processus de supervision des résultats atteints à la COP.

Un développement durable authentique

La crise climatique est enracinée aux modes de production et de consommation inviables, le véritable défi à relever est de parvenir à un modèle de développement durable, qui nous sépare de l’obsession du modèle d’exclusion, de croissance en partant du sommet, de consumérisme excessif à la recherche de bénéfices privés, qui nous mène vers de nouveaux modes de production, de consommation et de distribution ; bref d’un cadre basé sur les droits, sur les principes d’équité, de justice, de propriété démocratique et de respect vers la nature.

Certaines organisations non-gouvernementales du Nord ont considéré, erronément, que l’impasse dans laquelle se trouve le Cycle de négociation de la COP 18 répond à un conflit ¨ de surpuissances ¨ entre la Chine et les Etats-Unis. Cependant, la division au sein de la COP 18 existe entre les pays développés, avec une responsabilité historique vis-à-vis du changement climatique, affronté par le monde actuellement, et les pays en développement qui subissent la perte de vies et d’aliments entrainés par ce changement climatique.

Le directeur d’IBON International, Antonio Tujan Jr a dit : ¨ Au fur et à mesure où les ministres des pays développés arriveront à Doha, ils devront être capables de jouer convenablement leur rôle afin d’éviter le changement climatique catastrophique, tout en soutenant les engagements ambitieux, équitables et juridiquement contraignants. Les ministres des pays en développement poursuivront leur union pour œuvrer en commun afin d’atteindre cet objectif¨

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