Le gigantesque typhon des Philippines a soulevé la nécessité d’aboutir à un résultat décisif au cours des conversations sur le climat.

jeudi 6 décembre 2012

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Date : 4 décembre 2012.

Siège : Doha, Qatar.

Source : IBON International.

Au cours des deux derniers jours plus de 41,000 personnes ont été déplacées à conséquence de l’impact du gigantesque typhon Paul (son nom international est Bopha, catégorie 5) sur le sud des Philippines, pendant que les pays développés à la COP 18 retardent les négociations sur la réduction des émissions qu’accentuent les événements climatiques extrêmes et l’apport de ressources aux pays en développement pour s’adapter au changement climatique.

L’impact humain du plus fort typhon qui n’ait jamais touché les Philippines cette année a été désastreux. Les rafales de vents de jusqu’à 195 kph (121 mph) ont détruit des maisons, des lignes électriques et de communication, et ont provoqué l’évacuation en masse à Mindanao. Mardi encore, 155 000 personnes étaient dans des abris temporaires.

IBON International appelle les leaders du monde à montrer une solidarité authentique, non seulement aux Philippines, mais aussi avec les populations pauvres d’autres pays en développement qui se trouvent à la première ligne des impacts du changement climatique moyennant leurs engagements pour atteindre les profondes et drastiques réductions des niveaux d’émission et de compromis financiers importants en matière de climat.

La fonctionnaire d’IBON International Climate Justice, María Thérèse Nera-Lauron a déclaré que : ‘Pendant que les Philippines souffrent à nouveau les conséquences de l’impact d’un événement climatique extrême, nous demandons aux pays développés réunis à la COP 18 de faire immédiatement de leur rhétorique une réalité et d’atteindre la justice climatique.

¨ En tant qu’émetteurs historiques, qui ont contribué ensemble depuis 1850 à la moitié des émissions, ils doivent assumer la direction pour empêcher des désastres humains futurs découlant du changement climatique.

¨ Il s’avère indispensable de compter sur le leadership des Etats-Unis et de l’Union Européenne, dans leurs conditions de pays développés.¨

Souvent les Philippines occupent les premiers rangs dans la liste des pays plus vulnérables aux effets du climat. En 2011, lorsque le typhon Washi a tué 1 500 personnes à Mindanao, les Philippines ont occupé la cinquième place parmi les pays le plus sérieusement touchés par des événements climatiques extrêmes.

Les pays développés ont la responsabilité de redoubler d’efforts pour réduire les émissions de charbon et d’apporter du financement au climat afin d’atténuer les effets et de s’adapter au changement climatique, conformément à la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique (UNFCCC Article 3.1). Cependant, les pays développés refusent de s’engager à réduire les émissions de charbon en vertu d’un Protocole de Kyoto renouvelé – traité qui constitue la pierre angulaire des réductions des émissions. Beaucoup de pays, parmi lesquels se trouvent les Etats-Unis, semblent avoir quitté le dit traité.

Une étude de recherche présentée auprès de la COP 18 suggère que plus de 530 000 personnes sont mortes à conséquence de 15 000 événements climatiques extrêmes survenus au cours des derniers 20 ans, en outre, les pertes en argent s’élèvent à 2,5 milliards de dollars des États-Unis.

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