Mort d’un militant défenseur de l’accès libre à Internet.

mardi 22 janvier 2013

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Date : 21 janvier 2013.

Type : Information/nouvelles.

Auteur : Martin Khor.

Source : Third World Network (TWN).

Mots clés : Militant d’Internet, droits de l’auteur, droits de propriété intellectuelle, accès libre à internet, accès à l’information.

Le tragique suicide d’un éminent défenseur du libre accès à l’internet a provoqué des manifestations contre le système ultra protégé qui restreint l’accès public aux connaissances.

La mort suite au suicide d’un militant américain défenseur de l’internet et leader du mouvement pour le libre accès qui avait été poursuivi par des crimes associés à l’informatique, est actuellement la cause des manifestations et du débat sur les lois qui entravent l’accès public à l’information et aux connaissances.

Aaron Swartz, âgé de 26 ans, n’était pas un simple militant en faveur du libre accès à l’internet.

Un article publié au Finacial Times parle de ses acquis et publie : Un développeur de logiciel qui a conçu un outil en ligne qui a contribué au mouvement Web 2.0, un cofondateur de l’initiative Creative Commons pour promouvoir le libre accès à l’information sans payer des droits d’auteurs.

Il a aussi travaillé sur un service d’information en ligne qui deviendrait postérieurement le fameux site d’information Reddit.

Il a après crée le Groupe Demand Progress qui s’opposait à la législation limitant l’accès à l’information en ligne, et l’année précédente avec la collaboration d’autres groupes, il a fait échouer la Loi des Etats-Unis pour arrêter la piraterie en ligne.

Swartz a été accusé en 2011 d’avoir pénétré dans le réseau du Massachussetts Institute of Technology (MIT) et d’avoir déchargé des millions de pages d’articles académiques et de revues scientifiques.

Ces documents se trouvent dans la base de données du groupe Jstor qui les remet à son tour aux bibliothèques et à d’autres usagers préalablement abonnés.

S’il était inculpé, il pourrait recevoir la peine de 35 ans de prison et des amendes millionnaires en dollars. Le 11 janvier, un mois avant l’ouverture du procès à la cour, il a été trouvé mort.

Selon sa famille, il s’est suicidé par le stress du procès et par les éventuelles sanctions. La famille a critiqué la ¨ exceptionnellement dure liste d’inculpations¨ et a responsabilisé de la mort de Swartz le ¨ système criminel de justice où prévaut l’intimidation et des poursuites judiciaires dépassant toutes les limites ¨.

Juste après la mort de Swartz il y a eu un fort débat à propos des lois de la propriété intellectuelle dans les publications scientifiques, sur ceux qui ne peuvent pas couvrir les abonnements, ainsi que sur les mesures rigoureuses et les poursuites.

Les critiques du système des droits de l’auteur se plaignent du pouvoir de grandes compagnies sur l’information, telles que la Reed Elsevier et la Springer qui encaissent d’énormes sommes au titre des abonnements, étant donné le monopole dont elles disposent.

Ils signalent que puisque les recherches souvent sont financées ou subventionnées par le secteur public, les résultats devraient être de libre accès au grand public.

"La poursuite déclenchée par le gouvernement contre Swartz constitue un emploi inapproprié et grotesque de la justice, une justice déformée et perverse contre laquelle combattait Aaron et pour laquelle il a donné sa vie ; en effet, pour libérer la littérature scientifique financée par les fonds publics, par un système que la faisait inaccessible à la plupart de gens qui l’avait payé¨ pouvait-on lire dans un message rédigé par le groupe d’activiste de l’Internet Anonymous, publié sur la page Web du MIT.

Les critiques, aussi bien que les activistes sont en faveur du libre accès à la littérature scientifique. Ils sont de l’avis, qu’au lieu d’avoir des publications et des informations qui appartiennent à des monopoles, des éditions dont les abonnements sont très chers", et qui ne sont disponibles qu’aux universités ou aux personnes très aisées financièrement ; l’information devrait être libre et à la portée de tous dans l’Internet.

Les coûts de recherches et des publications pourraient venir des organisations philanthropiques ou du secteur public. Dans cet esprit, au cours de ces années il y a un large éventail d’initiatives de "libre accès".

Nous avons un logiciel ouvert, le brevet Creative Commons sans redevance ; des maisons d’éditions de libre accès comme la Public Library of Science (Plos) basée à San Francisco et des groupes de financement pour la recherche, tels que UK Wellcome Trust qui soutien le libre accès pour les recherches qu’elle finance.

Par contre, les lois officielles des droits d l’auteur et les lois qui lui sont associées sont très sévères afin de favoriser ceux qui couvrent les droits d’auteurs dans le cadre de nouvelles lois nationales, de l’expansion des droits privés passés par les accords de partenariat libres, de forts mécanismes stricts de mise en vigueur et d’une violente poursuite contre tous ceux qui les violent.

L’inculpation et la mort de Swartz, un remarquable leader du mouvement du libre accès, pourrait servir à renforcer le mouvement et à promouvoir une action en faveur de la réforme du système établit.

L’action de Swart reçoit des éloges, bien qu’on reconnaisse qu’il a transgressé la loi, par conséquent on demande un changement des lois injustes et disproportionnées.

Le président du MIT a présenté ses condoléances à la famille de Swarts et a annoncé qu’ils allaient faire "un examen" sur les actions menées par le MIT et qui pourraient être liées à sa mort.

Les débats et les événements qui découlent du suicide de Swartz sont très importants pour les personnes des pays en développement, car les barrières pour accéder aux connaissances sont encore plus dures et plus rigoureuses. Et cela à cause de leurs faibles revenus qui ne leur permettent à peine couvrir les abonnements et pourtant ces personnes ne peuvent pas échanger les connaissances et l’information.

Voir en ligne : http://thestar.com.my/columnists/st...

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