Yémen : Des dizaines de mineurs qui sont dans les Grisons ont déclenché la grève de faim après qu’un mineur ait été condamné à mort.

lundi 4 février 2013

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Source : E-jousour.

Date : 31 janvier 2013.

Mots clés : loi, prison yéménite, Amnistie Internationale.

Le désespoir et le désarroi prévaut dans une prison yéménite où de dizaines de mineurs sont en grève de la faim pour protester contre les conditions qu’ils doivent subir et face à la peine de mort imposée à un camarade de prison, d’après les informations des activistes à l’organisation d’Amnistie Internationale.

Depuis dimanche, 77 présumés jeunes délinquants refusent de prendre les aliments donnés dans la prison centrale de la capitale Sana’a jusqu’à ce que les autorités couvrent les demandes formulées dans une déclaration signée à la main.

Ils ont déclaré cette grève de la faim en réaction à la peine de mort de Nadim-al-‘Azaazi le 26 janvier pour un crime dont il est accusé d’avoir commis lorsqu’il n’avait que 15 ans.

Philip Luther. Directeur de Programmes pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à l’organisation Amnistie Internationale a déclaré que ¨ ‘l’exécution de jeunes délinquants est ouvertement interdite par le Code Pénale du Yémen et par le Droit international sur les droits de l’homme –les autorités yéménites doivent s’acquitter de leurs obligations et annuler immédiatement cette peine de mort’.

¨ Les rapports que nous avons reçu de l’intérieur de la Prison centrale de Sana’a nous expose les conditions vraiment alarmantes subies par les jeunes délinquants et nous prions instamment les autorités à agir dans l’immédiat et à assurer que les mineurs soient traités humainement et qu’ils ne soient pas retenus derrière les barreaux plus longtemps que le temps prévu par leurs sanctions¨.

Il paraît que certains mineurs qui se trouvent dans la Prison centrale de Sana’a ont conclu leurs peines, mais ils sont toujours retenus parce qu’ils ne peuvent pas payer les amendes imposées par les tribunaux.

Les demandes des jeunes qui sont en grève de la faim ont été remises aux autorités à la main sous forme de déclaration en arabe, à laquelle Amnistie Internationale a eu accès.

Les demandes, outre l’annulation des peines de mort d’¨Azaazi¨et de tous les jeunes délinquants, comprend aussi la garantie que les mineurs soient jugés dans des tribunaux juvéniles avec des démarches et de procédures rapides.

Dans certains cas, le présumé délinquant suivi de procès pendant plus de trois ans et d’autres après avoir gardé prison pendant des années, ont été déclarés innocents par les tribunaux.

Les grévistes demandent aussi la constitution d’un comité médical compétent, approuvé par le tribunal et disposant de toutes les ressources nécessaires afin de vérifier l’âge du présumé jeune délinquant.

Ils veulent que les autorités reconsidèrent les soit disant peines injustes ou trop longues pour les petits crimes, et ils insistent que le rôle joué par les avocats et le droit de mineurs à choisir leur représentation juridique.

Ils mettent aussi en question les conditions subies par les prisonniers, parmi lesquelles se trouvent : le manque d’espace, de fenêtre et même le manque de lits. Ils exigent la fin des châtiments physiques humiliants imposés par les autorités pénitentiaires.

Une autre cause qui provoque la rage des mineurs, est la corruption dans le système judiciaire, voire l’existence de document faux.

Pus de la moitié de mineurs ayant signé la déclaration, sur 66, 42 n’ont pas vu leur famille depuis qu’ils sont en prison car ils proviennent de zones très reculées du Yémen et par conséquent, loin de la capitale Ils demandent d’être réinstallés dans des établissements pénitentiaires adéquats et près de chez-eux.

¨ Ce cri d’aide est une évidence de l’erreur des autorités yéménites de non respecter ¨ les droits de mineurs se trouvant derrières les barreaux et doit être pris comme un appel à l’action pour assurer de procès adéquats et pour améliorer les conditions carcérales pour tous les jeunes délinquant du pays, ¨ explique Luther.

Le droit international interdit des peines à mort ou d’emprisonnements à vie pour de mineurs de 18 ans au moment de la commission du présumé crime.

Amnistie Internationale s’oppose à la peine de mort dans tous le cas sans exception.

Par Amnistie Internationale.

Voir en ligne : http://www.e-joussour.net/en/node/12243

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